<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.hautetfort.com/css/atom.xsl" ?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr">
<title>Last posts on diérèse n°95</title>
<link rel="self" type="application/atom+xml" href="https://www.hautetfort.com/explore/posts/tag/diérèse n°95/atom.xml"/>
<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.hautetfort.com/explore/posts/tag/diérèse n°95" />
<updated>2026-06-22T23:42:37+02:00</updated>
<rights>All Rights Reserved blogSpirit</rights>
<generator uri="https://www.hautetfort.com/" version="1.0">https://www.hautetfort.com/</generator>
<id>https://www.hautetfort.com/explore/posts/tag/diérèse n°95/atom.xml</id>
<entry>
<author>
<name>MCSJuan</name>
<uri>http://tramesnomades.hautetfort.com/about.html</uri>
</author>
<title>Diérèse n°95</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2026/06/20/dierese-n-95-6599293.html" />
<id>tag:tramesnomades.hautetfort.com,2026-06-20:6599293</id>
<updated>2026-06-20T02:12:00+02:00</updated>
<published>2026-06-20T02:12:00+02:00</published>
<summary> En exergue, une citation d’ Alain Bosquet  : « Suis-je l’être ou l’objet ?...</summary>
<content type="html" xml:base="http://tramesnomades.hautetfort.com/">
&lt;img src=&quot;http://tramesnomades.hautetfort.com/media/02/00/2399902609.jpg&quot; id=&quot;media-6685814&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;diérèse n°95,poésie,théorie littéraire,livres,citations,daniel martinez&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;En exergue, une citation d’&lt;u&gt;Alain Bosquet&lt;/u&gt; :&lt;br /&gt;« Suis-je l’être ou l’objet ? Je suis ce qui oppose le signe du mystère aux signes de l’erreur. »&lt;br /&gt;On peut comprendre, ainsi, qu’accepter de regarder ce qui échappe peut-être à l’ordre rationnel ouvre la possibilité d’accéder à de paradoxales vérités déchiffrées en saisissant ce qui appartient à l’espace du mystère.&lt;br /&gt;Car, oui, dans ses textes Alain Bosquet fait s’interroger Dieu (le concept de Dieu, cosmos ou abstraction du sens ou non-sens du réel) ou lui-même, le Je qui écrit, sur le sujet, l’être en face du rien (ce vide tel que peuvent le penser les bouddhistes). Une des réponses, hypothèse, est encore une question : « Suis-je un compromis conclu par l’être et le non-être aux dépens de moi-même ? » La conscience est une frontière, est à la frontière. Alors l’écriture se pose aussi dans cet espace intérieur « entre », l’enjeu de la poésie étant de parier sur la force des mots pour relier ce qui normalement ne peut l’être. &lt;u&gt;Jean-Yves Cadoret &lt;/u&gt;titre son &lt;u&gt;éditorial&lt;/u&gt; « Obstination du poème », empruntant le terme à un titre de Jacques Roubaud, « Obstination de la poésie », pour un texte qui lançait en 2010 une injonction : définir et écrire ce qu’il considérait « vraie poésie », rejetant des pratiques comme le slam. En désaccord avec lui, Jean-Pierre Bobillot, cité, défendait l’idée de la multiplicité des réponses formelles répondant au « désir » de poésie, « fait anthropologique ». Discussions permanentes, certitudes théoriques des uns et doutes assumés des autres... À cela Jean-Yves Cadoret répond en posant le réel de la pratique, celle des « horribles travailleurs que nous sommes » plutôt que des envolées conceptuelles voulant définir la poésie : « Ce dont nous rêvons n’est pas de poésie, mais de poèmes ». Se référant à Dylan Thomas (« Un bon poème est une contribution à la réalité »), il précise : « c’est à une mécanique d’agrandissement que nous œuvrons ». Approfondissant la notion d’agrandissement il analyse l’entreprise poétique comme la tentative, le défi, de « réduire l’abîme infranchissable qui sépare nos mots du réel », sa représentation « agrandie de notre vécu ». Car « la croyance pathétique de l’espèce », est de croire « que les signes permettent d’échapper au temps – et donc à la mort ». C’est cependant chaque fois l’histoire particulière d’une écriture. Il cite Maurice Blanchard, refusant de voir dans la poésie « la cristallisation d’un instant », sachant plutôt saisir en écrivant « [sa] durée ». L’éditorialiste insiste : « Écrire, c’est creuser en soi ». Et, dit-il, cette « rencontre » (du poème et de son lecteur) « fait société ». Citant Hölderlin et Bonnefoy, évoquant Rimbaud et Baudelaire, il affirme la dimension essentielle de « l’activité poétique », pour préserver du dogmatisme, sauver (comme le pense Yves Bonnefoy) la démocratie.&lt;br /&gt;Mais alors que j’ai achevé ce commentaire le hasard me fait lire un entretien d’&lt;u&gt;Yves di Manno&lt;/u&gt; (&lt;em&gt;Monde des livres&lt;/em&gt; de ce jeudi 18, daté 19). Lui aussi parle d’un agrandissement, avec d’autres mots : « C’est aussi la grandeur et la qualité d’une œuvre que d’élargir voire de remettre en cause notre rapport au monde ». Dans la phrase précédente il précise comment il pense la nature  de la poésie : elle est ce qui introduit « une perturbation dans la réalité ». Plus loin il note le caractère « déplacé, pour ne pas dire scandaleux de la poésie, face au désastre contemporain ». &lt;br /&gt;.................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains &lt;u&gt;TEXTES &lt;/u&gt;prolongent cette réflexion. Comme « Sur les lignes de la prose » d’&lt;u&gt;Alain Fabre-Catalan&lt;/u&gt;, qui a pour exergue une citation d’André du Bouchet : &lt;br /&gt;                           « Au travers de ce qui est dit,&lt;br /&gt;cela – qui doit se faire jour, est à dire déjà... »&lt;br /&gt;La pensée porte sur le rapport au temps : instant, éphémère, mémoire : « Écrire, c’est habiter le souffle discontinu des signes, accueillir la danse toujours renouvelée du visible et de l’invisible au pas de la phrase, c’est faire du fragment une totalité fugitive, une part d’éternité offerte à la brièveté du jour. » Et... « C’est alors qu’on s’en remet  à la douceur de l’attente, que le silence devient cette porte ouverte sur l’infini des possibles [...] ». Attention au subtil, à ce qui permet de « capter les signaux légers », ce qui est dans les marges : « à la lisière du visible » [...] « entre le vécu et l’imaginaire, entre l’ici et l’ailleurs ». &lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les « Miscellanées » de &lt;u&gt;Daniel Martinez&lt;/u&gt;, aussi, mais autrement, interrogent ce parcours de création dans des moments différents, de son évocation adressée au monde (« être à la hauteur de mes exigences » à la réflexion sur « le travail des mots ». L’essentiel est la conviction que la présence de ceux qui ont vécu, un moment ou une longue durée, dans un lieu, l’imprègnent de leur énergie (mais le font aussi d’objets ou tableaux). Ainsi l’autoportrait de Johnny Friedlaender, « au-dessus de mon secrétaire ». Il ressent « que demeurent vifs des soupçons de son moi retenus derrière l’écran protecteur ». Les regards se croisent, et peut-être une force créative se transmet. Je pense à un récit du peintre René-Jean Clot, &lt;em&gt;L’enfant halluciné&lt;/em&gt;, où des portraits donnent l’impression de surveiller, de contenir une conscience. Mais si la présence est ressentie ce n’est pas la même vibration. L’autoportrait, ici, « irradie ». Daniel Martinez convoque ensuite des auteurs et des artistes (Goethe, Delacroix, Montaigne...) pour analyser des réalités interférentes, des croisements qui induisent de la pensée, pour lui. Mention du caractère « talismanique » de l’écriture (dans le passage sur Montaigne, en désaccord avec Butor et sa perception discutable du retrait de l’auteur des &lt;em&gt;Essais&lt;/em&gt;), et notation sur le processus d’émergence « de ce joyau intérieur à découvrir en soi, par soi ». &lt;br /&gt;.................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;HOMMAGE&lt;/u&gt;. Au poète &lt;u&gt;Jean-Claude Xuereb&lt;/u&gt; (1930-2025)&lt;br /&gt;Dans la présentation (assez ample) de cet auteur, j’ai fait des rappels biographiques permettant de le situer. Sa naissance à Birmandreis, près d’Alger. L’importance, dans son itinéraire, des Rencontres de Sidi Madani (présence de Mohammed Dib et Emmanuel Roblès, d’Albert Camus qu’il ne verra pas là). Sa connaissance de l’Algérie, son histoire, sa culture, ses tragédies. La douleur de l’exil, et la fraternité, création de ponts entre les rives. Son expertise de spécialiste éminent de Camus (organisation de colloques, publication des Actes, participation à des travaux collectifs). Et, c’est essentiel, une œuvre poétique vaste, de grande valeur (une quinzaine de recueils publiés par Rougerie, et des livres d’artistes, des textes brefs (autres éditions). Il a écrit une riche contribution pour le livre collectif &lt;em&gt;Albert Camus d’une rive à l’autre&lt;/em&gt; (janvier 2026, Unicité) sur les mythes dans l’œuvre de Camus. Sur lui, lire le dossier de la revue &lt;em&gt;Phœnix&lt;/em&gt; n°15, 2014 (dir. André Ughetto), et l’ouvrage de Jean-Louis Vidal, Les Vanneaux, 2016.&lt;br /&gt;.................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;PROSE&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;De &lt;u&gt;Mathias Lair&lt;/u&gt;, « La Vie d’avant », un très étrange texte, troublant. Le récit du voyage de l’âme, ou d’une particule de matière cherchant à s’incarner (selon les options...). Une vibration errant dans le cosmos avant la conception, et la lente transformation après l’accueil dans des cellules, la vie du fœtus. L’avant comprend deux temps, l’être non incarné, puis le corps et la conscience en gestation, mais non né encore. Je pense, lisant, à Plotin, sa nostalgie de l’âme regrettant son état avant la vie et aspirant au retour qui adviendra à la mort. Et au titre de l’autobiographie d’un soufi anglais, &lt;em&gt;Le Visage d’avant ma naissance&lt;/em&gt;, de Llewelllyn Vaughan-Lee.&lt;br /&gt;Citations :&lt;br /&gt;« Avant j’étais pure matière stellaire. À Moins que j’ai été un vide, une étendue sans matière ». &lt;br /&gt;Questions... Était-ce « néant », « grand nihil » ? Mais « en paix, hors du temps et de l’espace ».&lt;br /&gt;Cela commence par « m’extraire du non-moi malgré moi »... Référence de pensée  hindoue : « avant l’existant n’est pas le non-existant », « il n’y a ni non-existant ni existant »... Savoir imaginé du fœtus et passant à l’oubli : « Je sais que j’ai été au-delà de l’être et du non-être ». Et... « je ne connais plus que l’ici et maintenant ».&lt;br /&gt;.................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;TRADUCTIONS &lt;/u&gt;(poésie). &lt;u&gt;CITATIONS&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;José Manuel de Vasconcelos&lt;/u&gt;, trad. du portugais, Par &lt;u&gt;Jean-Paul Bota&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;Extraits de &lt;em&gt;La main dans l’eau qui coule&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;« Avec António Ramos Rosa. Un après-midi d’août »&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La poésie est œuvre de la mémoire et du hasard&lt;br /&gt;mélodie qui se délivre des aiguillons de rien&lt;br /&gt;de la prunelle navigante qui emplit les heures&lt;br /&gt;et fait le tour du monde des vertiges&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;« Thérèse d’Avila »&lt;br /&gt;&lt;em&gt;son regard s’est juché sur le tronc mystique&lt;br /&gt;et elle a attendu l’ange de la mort&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Pia Tafdrup&lt;/u&gt;, trad. du danois par &lt;u&gt;Jean-Yves Cadoret&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;« Nouveaux lieux de mémoire »&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Depuis longtemps je désirais&lt;br /&gt;pouvoir renaître&lt;br /&gt;parce que je ne voulais pas mourir.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;[...]&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Il y a des jours où je ne suis pas sûre&lt;br /&gt;dans la vie que je vis&lt;br /&gt;de pouvoir continuer à faire la différence entre tout ou rien.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Peter Härtling&lt;/u&gt;, trad. de l’allemand par &lt;u&gt;Joël Vincent&lt;/u&gt;, qui écrit, en introduction : « Avec ces poèmes [...] se profilent des images d’adieu, de départ, de voyage. Le temps s’écoule. Il semble qu’il n’y ait pas de retour. » &lt;br /&gt;Extraits de &lt;em&gt;Un balcon en papier&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Mon sommeil&lt;br /&gt;s’étend&lt;br /&gt;jusqu’à la limite même&lt;br /&gt;où tous ceux &lt;br /&gt;qui se pressent &lt;br /&gt;dans mon rêve&lt;br /&gt;vont tomber,&lt;br /&gt;loin de moi, &lt;br /&gt;pour retourner à leur vie.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les orateurs de l’Ombre&lt;br /&gt;me répètent&lt;br /&gt;ce que je n’ai pas dit.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Teresa Soto&lt;/u&gt;, trad. de l’espagnol par &lt;u&gt;Max Alhau&lt;/u&gt; et &lt;u&gt;Teresa Soto&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;« Les Âges nouveaux »&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ils s’observent sous une lumière qui retarde le mouvement.&lt;br /&gt;Elle leur offre la lenteur de se voir.&lt;br /&gt;Ils contemplent une beauté douce qui ne se connaît pas elle-même.&lt;br /&gt;Qui ne connaît pas les autres.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;.................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;POÉSIE&lt;/u&gt;. &lt;u&gt;CITATIONS&lt;/u&gt; (sélection)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Richard Rognet&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;« Dans les ourlets du jour »&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La lumière s’enfuit, je crains&lt;br /&gt;tellement les regards&lt;br /&gt;de la nuit que je demande&lt;br /&gt;au jour une infime étincelle&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;[...]&lt;br /&gt;         &lt;em&gt; – je ne vis pas&lt;br /&gt;ma vie, une foule me hante&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;[...]&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Je suis dépossédé &lt;br /&gt;de moi, je m’inachève.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Est-ce une erreur&lt;br /&gt;qu’écouter murmurer&lt;br /&gt;la solitude ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;(dernier livre : &lt;em&gt;Le raccommodeur d’instants&lt;/em&gt;, L’Herbe qui tremble, 2025)&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Pierre Dhainaut&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;« Simon »&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Il vient, il vient au monde, mais il dort ailleurs&lt;br /&gt;que dans le berceau près du lit de sa mère //&lt;br /&gt;en ce matin juste au bord de l’été :&lt;br /&gt;il a manqué de souffle en notre espace&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;[...]&lt;br /&gt;                  &lt;em&gt; Cela s’éprouve au pays des larmes.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Béatrice Pailler&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;« L’après »&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Comme l’instant est l’après&lt;br /&gt;En devenir toujours&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;[...]&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Reste un secret&lt;br /&gt;Le geste du sourcier&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;[...]&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Fil du Soi, trames de larmes&lt;br /&gt;Fils d’émois, riantes lices&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Isabelle Lévesque&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;« La neige est ta saison »&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ce n’est pas l’ombre qui te consacre,&lt;br /&gt;c’est l’immensité.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Daniel Martinez&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;où reprendre le voyage&lt;br /&gt;commencé dès l’origine&lt;br /&gt;sans en perdre l’esprit&lt;br /&gt;et même encore&lt;br /&gt;aborder s’il se peut&lt;br /&gt;une zone idéale absolue&lt;br /&gt;entre le monde&lt;br /&gt;et l’impossible&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;« À deux voix »&lt;br /&gt;&lt;em&gt;tout se parle sans voix&lt;br /&gt;s’écrit dans l’oubli même&lt;br /&gt;du message à transmettre&lt;br /&gt;au lieu de la conscience&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Luc-André Sagne&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ce soir de tes yeux a coulé du sable&lt;br /&gt;celui que la mort t’a donné en naissant&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Paul-Henri Neyrand&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;« La trentaine subtilisée »&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La maladie m’a volé une période que beaucoup considèrent comme la plus belle.&lt;br /&gt;Mes trente ans n’ont pas eu lieu. Ou plutôt ils ont été effacés, remplacés.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;[...]&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Pas de corps sans douleur, souple, disponible, &lt;br /&gt;Il n’existe pas.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;[...]&lt;br /&gt;&lt;em&gt;À la place il y a la maladie. //&lt;br /&gt;Pas une parenthèse, non.&lt;br /&gt;Une présence.&lt;br /&gt;Continue.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;[...]&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Si je n’ai pas eu ce que d’autres ont eu à trente ans, j’ai trouvé autre chose :&lt;br /&gt;la résistance de l’âme,&lt;br /&gt;la grandeur muette du courage.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;[...]&lt;br /&gt;&lt;em&gt;L’insouciance de mes trente ans m’a été volée.&lt;br /&gt;Mais j’ai grandi, profondément.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(La maladie dont il parle est une atteinte neurologique évolutive).&lt;br /&gt;.................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;QUELQUES NOTES de LECTURE&lt;/u&gt; (sélection). &lt;u&gt;CITATIONS&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par &lt;u&gt;Michel Diaz&lt;/u&gt;, de &lt;u&gt;Pierre Dhainaut&lt;/u&gt;, &lt;em&gt;À la plus que présente&lt;/em&gt;, L’Herbe qui tremble, 2025.&lt;br /&gt;« ... Il lui est vital de réanimer toujours la croyance en la vertu secourable de la poésie, en dépit des inévitables moments de doute et de faiblesse. Sensation éprouvante de vide et d’exil de soi-même. Mais revient la confiance, finalement, qui se cultive et s’entretient, et de la musique la plus intime remontent sons et souffles qui, redonnant couleur aux mots, lui rendent le pouvoir et la jubilation d’écrire. « [...] « Pierre Dhainaut est le poète pour qui le mot « porte » est un mot qu’il ne peut s’arracher de la bouche. »&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;Par &lt;u&gt;François Migeot&lt;/u&gt;, de &lt;u&gt;Max Alhau&lt;/u&gt;, &lt;em&gt;Au jour le jour&lt;/em&gt;, L’Herbe qui tremble, 2025.&lt;br /&gt;« L’ombre et le clair-oscur donnent forme à ce très beau livre de Max Alhau. Lesté d’une gravité sans effets, il interroge, &lt;em&gt;au jour le jour&lt;/em&gt;, le monde qui, &lt;em&gt;sous des lois ou des dieux bien cruels &lt;/em&gt;(4è de couverture) s’amenuise au terme de l’âge, et il mesure les minces pouvoirs du poème dans un monde qui tend à s’abolir. »&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;Par &lt;u&gt;Pierre Dhainaut&lt;/u&gt;, de &lt;u&gt;Thierry Metz&lt;/u&gt;, &lt;em&gt;Lettres à la Bien-Aimée et autres poèmes&lt;/em&gt;, Poésie/Gallimard, 2025.&lt;br /&gt;« Le livre qui vient de paraître rassemble selon la chronologie six recueils, dont les deux derniers sont posthumes ». [...] « Et je retrouve aussitôt cette intensité qui m’avait saisi quand je les ai découverts durant les années 90, elle ne s’est en rien atténuée. » [...] « La nécessité de ces poèmes est absolue. » [...] « Thierry Metz est de ces poètes – il y en a très peu de cette ampleur – à qui l’œuvre demande tout et qui lui donnent tout. » [...] « Thierry Metz n’écrivait pas ses poèmes pour s’épancher ou pour se raconter. »&lt;br /&gt;Pierre Dhainaut mentionne la postface d’&lt;u&gt;Éric Vuillard&lt;/u&gt; (sur la rigueur du langage) et la préface d’&lt;u&gt;Isabelle Lévesque&lt;/u&gt; (qui insiste sur... « toujours la volonté de construire autant que de chercher et d’atteindre l’inatteignable »).&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;Par &lt;u&gt;Bernard Pignero&lt;/u&gt;, de &lt;u&gt;Michel Lamart&lt;/u&gt;, &lt;em&gt;Le terrain vague&lt;/em&gt;, roman-poème, Unicité.&lt;br /&gt;« ... Suivons-le dans la construction d’un récit annoncé comme romanesque et poétique. Un terrain vague donc, à coup sûr délibérément métaphorique, donne son titre au roman. » [...] « Je vous conseille bien évidemment et le plus vivement de lire ce livre étonnant. » &lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;Par &lt;u&gt;Jean-Yves Cadoret&lt;/u&gt;, de &lt;u&gt;Gérard Bocholier&lt;/u&gt;, &lt;em&gt;L’accueil du jour&lt;/em&gt;, Ad Solem.&lt;br /&gt;« Ce qu’on entend d’emblée, lorsqu’on entre dans la poésie de Gérard Bocholier, et qui s’installe comme une évidence au fil des lectures, c’est le silence. » [ ..] « « Au bout du chemin [...] le poète à qui sa foi n’épargne pas toujours le désespoir, se découvre nu « comme un cri d’enfant » et en appelle à la miséricorde divine en des vers qui résonnent comme une prière ».&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;Par &lt;u&gt;Éric Barbier&lt;/u&gt;, de &lt;u&gt;Luc-André Sagne&lt;/u&gt;, &lt;em&gt;Mes incendies&lt;/em&gt;, Unicité, 2025.&lt;br /&gt;« Dans ce nouveau recueil composé en trois parties, Colère, Désir, et Mémoire, Luc-André Sagne pour ces incendies emploie le tutoiement, pour différer le temps, ne pas consentir à une feinte patience ou ne pas voir en l’autre un miroir ? » [...] « Luc-André Sagne fait entendre une voix qu’aucune ombre ne recouvre, pour tutoyer un autre visage du temps. »&lt;br /&gt;..................................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Note&lt;/u&gt;, Marie-Claude San Juan&lt;br /&gt;..................................................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Lien&lt;/u&gt; : &lt;em&gt;Revue Diérèse/Les Deux-Siciles &lt;/em&gt;(&lt;u&gt;Daniel Martinez&lt;/u&gt;) :&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://revuepoesie.hautetfort.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://revuepoesie.hautetfort.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
</content>
</entry>
</feed>